mercredi 20 septembre 2017

HEGEL

J’ai remis dans mon “ePubMachine” ce que j’avais traduit ces quelques jours derniers, et fabriqué le “numlivre” en quelques clics. Ce n’est pas mal… J’ai de moins en moins d’erreurs, maintenant. Mais il est vrai que dans le cas de ce texte, je n’ai pas d’images — et c’est toujours de là que viennent mes problèmes si je ne prends pas suffisamment garde à celles que je mets et que j’enlève, ou dont je change l’appellation !
Je vais donc de nouveau, remettre de côté “InDesign”, que je ne reprendrai qu’à la fin… c’est-à-dire pas avant bien longtemps ! Je mettrai éventuellement en circulation des “volumes” ou plutôt des “fascicules”, quand j’aurai terminé une des parties de ce gros texte. À commencer par les deux “Préfaces” et “l’Introduction”, qui à elles seules, sont déjà consistantes.
“Préface” et “Introduction” sont des chapitres que je “saute” systématiquement dans les livres que je lis, d’ordinaire… Ce ne sont généralement que des moyens utilisés par les traducteurs, par exemple, pour vous infliger des centaines de pages de leurs propres élucubrations sur l’auteur qu’ils ont traduit… et je m’en fiche !
Mais par contre, ici, il s’agit d’Hegel lui-même, et ses préfaces et son “Introduction” sont de véritables exposés condensés de sa théorie philosophique, ou bien des développements sur des points particuliers, mettant l’accès sur l’évolution de sa pensée. Ce sont donc plutôt des “Chapitres liminaires” que des apostilles ou des placards publicitaires déguisés, le nom du préfacier, supposé célèbre, étant là en quelque sorte en “tête d’affiche” pour accrocher le regard du chaland (et je pense à la “Préface” du petit livre d’un traducteur que je connais particulièrement bien).
Traduit aujourd’hui : § 20 à 23. Soit environ une page de l’édition Jankélévitch, qui en comporte 438, rien que pour le premier tome ! Si je tiens ce rythme (c’est rès faisable), dans dix-huit mois, je pourrais “mettre sur le marché” le tome I ! Pourquoi pas ? À moins que dans un mois ou deux je ne “saute” à autre chose… ?

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Pour me distraire un peu, j’ai produit le volume en “ePub 3” avec ce que j’ai traduit. J’ai toujours plaisir à voir cela “concrètement”.

20092017-hegel-bilingue-ep3

C’est quand même viable, dans la mesure où je découpe volontairement le texte en petites unités. Mais de toutes façons, la lecture de Hegel est ardue, et lui “donner de l’air”, je pense, n’est pas mauvais !

TACITE

J’avais fait la moue, parce que je trouvais en abordant ses “Annales”, que justement, “Im Anfang war NICHT die Tat”… si je puis me permettre ce détournement de Goethe : beaucoup de cancans de palais que je trouvais peu en accord avec l’idée que j’avais de l’historien.
Mais j’ai tout de même poursuivi, et petit à petit, j’ai vu apparaître ce qui commence à ressembler à de “l’histoire” : une fois épuisées (ouf !) les histoires d’alcôves et les conflits de successions, voila Tacite maintenant qui nous emmène au cœur des armées romaines de Germanie en proie à des convulsions… Il connaît le sujet, puisqu’il a été directement mêlé à des événements de ce genre ! Et cela devient très intéressant : j’ai l’impression de visiter un camp romain, et d’assister, caché derrière un rideau, à des épisodes violents qui me font penser aux “bandes annonces” des films d’horreur qui sont la norme sur nos écrans de “télé” ! Ce n’est pas le genre de spectacle que je préfère, mais je trouve tout à fait édifiant, par exemple, de suivre les efforts de Germanicus pour venir à bout — par la parole, le plus souvent — de la rébellion des Légions. Et je remarque d’ailleurs qu’à une ou deux occasions, Tacite “donne la parole” directement à Germanicus pour nous rapporter son discours ; d’ordinaire, il le fait plutôt de façon indirecte. Est-ce la preuve qu’il s’agit d’événements vécus par lui ? Il faudra que je recherche cela.

Gazette de Pernon

Déjeuner à l’Auberge : excellente “poêlée de cèpes”, filet de merlu avec petits légumes, cake au citron.
Nous bavardons un instant avec les “habitués”, les deux entrepreneurs en bâtiment, à qui Mireille demande s’ils ne pourraient pas venir voir les travaux à nous conseiller et même nous faire, pour améliorer le chemin et le devant du hangar, où nous pateaugeons toujours l’hiver dans la boue pour aller dans nos voitures. Ils ne se font pas trop prier, et nous ont suivis jusqu’ici. Ils ont mesuré, supputé, on leur a offert un café, et ils vont examiner la question et nous faire un devis. On leur a montré l’intérieur de la maison, et les fissures : d’après eux, il serait question que la commune soit de nouveau classée en “risque naturel” à cause de sécheresse, comme en 2003. À nous d’interroger le Maire là-dessus. Côté vente, à leur avis, il nous faudra descendre jusqu’à 350K€ — 370, c’est encore trop cher… C’est bien ce que nous avait dit l’Agence Bedin, il y a déjà trois ans de cela. Et à leur avis, comme je le pense moi-même, d’ici quelques années, les champs d’en face et alentours seront pleins de pavillons… Ils sont bien placés pour le savoir, eux qui les construisent !
Même si nous n’avons plus trop envie de partir en ce moment, il vaudra tout de même mieux le faire avant que l’enfer pavillonnaire nous encercle… ?