lundi 2 octobre 2017

Labyrinthe

Je viens de passer une heure à essayer de trouver la porte où frapper pour résilier un “abonnement” à un service “internet+” que je ne me souvenais pas avoir demandé…  d’autant plus que cela concerne la télévision, et que ce serait à la suite d’un “SMS+” reçu quand nous étions en Espagne, à Canyelles !
De téléphone quasi inaudible après la frappe d’une série de +* 1,2,3 etc… à des fichiers “d’Aide” dont l’aspect ne correspond absolument pas à ce que j’obtiens à l’écran (même en changeant de navigateur, on ne sait jamais… !) — j’ai recommencé plusieurs fois, et je n’ai fait que tourner en rond. Quand j’ai eu quelqu’un au bout du fil, j’ai donné mon adresse courriel et j’ai effectivement reçu un message me disant « qu’il n’y avait pas d’abonnement souscrit pour cette ligne » !
J’ai fini quand même par trouver une adresse courriel qui semble être celle de l’officine qui gère ce genre d’abonnements, qui me semblent être à la limite du phishing… et j’ai écrit en donnant toutes les références en ma possession… Je croise les doigts !

Gazette de Pernon

Grisaille, mais très doux. J’ai tenu l’échelle, et Mireille est grimpée jusqu’à la lucarne de la cuisine, pour en faire les carreaux et en a profité pour couper le plus qu’elle a pu les tiges folles de la vigne vierge qui avaient presque tout envahi. Je ne sais si nous aurons le temps aujourd’hui d’installer l’échafaudage pour une dernière (?) taille…
J’ai fait moi-même le relevé du compteur d’électricité, puisque le “releveur” devait passer jeudi, et que nous ne serons pas là.
Je suis instinctivement contre la pose des “compteurs intelligents” que l’on veut nous… imposer. Avec des gadgets que l’on nous imposera du même coup “pour faire passer la pillule” ? Du genre “Attention… Veuillez réduire… Économisez… voire : Récompense !” et autres balivernes comme celles que l’on trouve sur les liseuses Kobo. Mais pour ce qui est du relevé lui-même, il est évident que faire se déplacer des gens — qui ne sont même plus des “Agents EDF” — pour venir regarder mon compteur et tapoter sur leur clavier… cela me semble totalement anachronique. Le faire soi-même par internet comme je viens de le faire serait mieux, et même suffisant. Sauf que… s’il n’y avait pas de réel contrôle, il y aurait évidemment un tas de petits malins qui déclareraient continuellement des chiffres minorés !
Donc… Un compteur directement relié à l’Officine qui fait semblant maintenant d’être “EDF”, cela me semble une solution raisonnable. À condition tout de même, au moins, que je puisse voir moi-même les chiffres, bien entendu ! Sinon, le “petit malin” ce pourrait être l’officine en question, et cette fois, dans le sens, bien entendu, de la majoration !

L’Arioste

Mireille corrige beaucoup plus volontiers ma page quotidienne du “Roland Furieux” que celle de Hegel… comme c’est curieux… Des lecteurs ont eux aussi l’air d’apprécier ce roman-feuilleton : Vincent, par exemple, qui m’a écrit : « c’est un vrai péplum hollywoodien ! »
Et je dois dire que je prends du plaisir à traduire ça… je me félicite de ne pas avoir abandonné. Savoir si j’irai au bout des 38 576 vers est une autre histoire ! j’avais fait le calcul il y a quelque temps : à raison de 4 strophes/jour, et en arrondissant, j’en ai pour… neuf cent quatre-vingt onze jours. Soit un peu moins de trois ans.
Je me donne rendez-vous dans ce journal, dans trois ans. Si je suis encore en état de le tenir ?
Mais en attendant,
L’Arioste poursuit sa diatribe — fort bienvenue — contre la fabrication et l’usage des armes à feu. Il semble qu’il soit ici tout à fait sincère…

voyez la page d’aujourd’hui  !

*
*   *

Tombent les feuilles ces pages de livres
D’antan –
Les octets ne vont pas de ce pas trébuchant
À terre ne vont pas comme ferait la foudre
Comme autrefois l’aëde caressant sa lyre
Sur mon clavier je joue des notes insonores
Je tresse des couronnes de lauriers binaires

HEGEL

Quelques paragraphes assez ardus — mais vers la fin, des remarques très justes concernant la nécessité de bien connaître au moins une autre langue pour être en mesure de faire des comparaisons, et de profiter pleinement de la sienne propre.

Voyez cela dans la page d’aujourd’hui.

Demain, le départ

Nous partirons vers les 9h. « Six heures de route » dit le GPS. Plus quelques arrêts, disons qu’il nous faudra huit heures en fait pour atteindre Riantec. On devrait être largement arrivés « pour l’apéro » comme nous a écrit Pierre. Véro ne sera peut-être pas là tout de suite, elle anime une “formation”, mais elle s’est tout de même fort aimablement enquise auprès de Mireille de nos desiderata éventuels en matière de poisson…  Nous lui avons répondu que même en boîte, sardines et maquereaux feraient l’affaire !
Il est fort probable que ce journal sera très bref demain… et que je laisserai de côté Hegel et l’Arioste.