mardi 10 octobre 2017

SYNOPSIS : § Gazette de Port-Blanc § Cafouillage ! § “WordPress” et “correcteurs” § Lectures § Paimpol § Feuillets d’automne  : “Roland Furieux” – Chant XI ,53-56

 Gazette de Port-Blanc

Ce matin, regardé le jour se lever : avec l’automne et la couche de nuages bas, il n’a pas été très courageux… Il m’a fallu attendre qu’il soit plus de huit heures ! Maintenant, on y voit mieux, et j’observe les coups de rames d’un pêcheur allant rejoindre son bateau. Deux autres attendent, au bout de la cale, avec de gros sacs jaunes. La mer est “plate comme une limande”. À peine une petite ligne de mousse sur le bord…
Tiens, encore un “homme en jaune” sur la cale. Pas de ceux dont les panneaux d’autoroute ne cessent de nous parler, leurs esclaves marqués par un gilet jaune comme autrefois “KG”, mais un pêcheur en ciré et cuissardes, tirant son canot en plastique à roulettes vers le flot.
D’après Guy et Sylvaine, la maison qui est en vente depuis des années avec véranda et vue sur mer, un peu après le “Grand Hôtel”, est passée de 600 K€ à 390… Encore un effort, et elle entrerait dans nos prix si nous vendions Pernon ? ! Mais non : tout est à refaire à l’intérieur, d’après eux. Mais si elle n’est pas particulièrement belle, sa situation “imprenable” mérite l’attention… Port-Blanc, ce n’est pas exactement la ville qu’en principe nous envisageons, comme Toulouse. Mais je dois dire que pour ma part, je préfère — ô combien ! — la contemplation de la mer à celle des flots de voitures ou de la foule “multicu”. Et si l’hiver est long, en Bretagne, un séjour au soleil, ça peut toujours se trouver…
Mais ne rêvons pas. Enfin, pas trop. Je sais de mes lecteurs qui vont une fois de plus se dire : « Il a encore changé d’avis ! » Et hausser les épaules. Mais le jour où je ne changerai plus d’avis…c’est que je serai “parti”.

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Les barques et les bateaux, qui se dandinent, voilà bien la figure qu’il faudrait pouvoir reproduire à son propre compte avec la vie et ses aléas : laisser passer la vague, et demeurer. Et quand la vague elle-même se retire, toucher le fond, un peu de biais, mais patienter : ce qui fut sera. En glougloutant, la revoilà…

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Au fond de l’anse de Pellinec, il est pourtant quelques carcasses aux côtes encore saillantes, imputrescibles, mais qui n’abritent plus aucun poumon de voiles à hisser. Le vrai “cimetière marin”, il est là. On les laisse s’ensabler en paix. Et les peintres du dimanche en font leur “sujet” favori…

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Cafouillage !

En travaillant sur cette page, j’ai voulu ajouter un “bouton” à mon interface… j’ai fait une fausse manoeuvre, suivie d’une deuxième en croyant annuler la première… Et pfft… catastrophe !
J’ai dû reconstruire quelques pages perdues dans l’opération. Pas grave, mais ça m’a pris beaucoup de temps quand même ! Merci, “dropBox”, qui m’a tout de même “sauvé les meubles” !

“WordPress” et “correcteurs”

Mais il est vrai que comme je tiens ces pages en double avec “WordPress”, j’aurais pu aussi les récupérer à partir de là. Ne serait mon souci de pouvoir fabriquer un numlivre/semestre, je pourrais désormais me contenter de “WordPress”. Sauf à découvrir un moyen simple pour cela (ce n’a pas l’air d’être prévu), et à condition encore que cela fasse tout exactement comme je le veux, ce qui ne risque guère d’être le cas, je préfère conserver mon système.
Mais “WordPress” présente des avantages côté lecteur : un mot de Vincent me signalant une erreur dans la page d’hier, et auquel je n’ai rien compris au début, m’a fait découvrir que les “abonnés” recevaient directement une “sélection du jour” quand je mettais en ligne !
Comme je demandais à Vincent des explications, il m’a fait parvenir la photographie de la page en question… et ma foi, c’est assez “propre” ! Mais à condition de ne pas y laisser traîner de fautes ! Et dans ce cas précis, par exemple, j’ai tout de suite corrigé l’endroit fautif… Mais je doute que les lecteurs aient reçu une nouvelle page mise à jour ? ce qu’il m’est facile de faire, moi, avec mon système “artisanal”… Et le correcteur de “WordPress”, bien entendu, n’avait pas vu cette erreur : il s’agissait de deux ou trois mots qui, pour je ne sais quelle raison (une tentative de modification avortée, je suppose) s’étaient trouvés n’avoir aucun sens… ce que le “correcteur” le plus “pointu” qui soit ne pourra jamais relever : il lui faudrait plus qu’une mémoire d’éléphant : un peu d’intelligence… En écrivant “à l’américaine”, c’est-à-dire : “sujet-verbe-complément-point” — un correcteur syntaxique doté d’un gros dictionnaire pourrait peut-être déceler qu’il y a “quelque chose en trop” ou “qu’il manque quelque chose”… Mais dès qu’il s’agit d’un texte quelque peu élaboré… Et je me souviens d’ailleurs des franches rigolades que j’avais eues autrefois en essayant le correcteur de “Word”, qui considérait la moindre répétition de mot comme une faute !

Lectures

Nous avions entendu l’autre jour, sur “France-culture”, un certain Miguel Bonnefoy parler de son livre “Le Voyage d’Octavio” (éditions “Rivages”), qui se passe au Vénézuela, et j’avais aussitôt acheté le livre, et aussitôt commencé…
L’auteur, qui est d’origine vénézuelienne, mais vit à Paris, écrit dans un français impeccable, et même élégant. Ce livre m’a intrigué, puis intéressé, puis ennuyé. C’est une sorte de récit picaresque, et dans un pays inconnu de moi, donc intéressant, mais les descriptions y sont un peu trop “léchées” à mon goût… et l’ensemble me donne l’impression d’un travail trop appliqué, manquant… d’inspiration, en quelque sorte.
Je vais le poursuivre encore un peu — mais d’ores et déjà, je sais que ce n’est pas un livre que je relirai. Rien à voir, par exemple, avec le magnifique “Voyage en Inde”, de Gonçalo M. Tavarès ! ce dernier est à la fois drôle et pathétique, savant et désinvolte… celui de M. Bonnefoy est sérieux et appliqué… “scolaire” serait injuste, mais tout de même, c’est la petite “étincelle” qui lui manque pour en faire un vrai livre, un bon.
C’est un peu la même chose que je ressens avec le livre de la fille de Pound, une certaine déception. Passé les 50 premières pages, où le souci de “rendre” les impressions de l’enfant très jeune qu’elle était a conduit (je pense ?) l’auteur à employer un style très plat et très haché… les choses s’améliorent un peu, la phrase se fait plus ample. Mais j’ai toujours de la peine à me passionner pour des choses aussi anodines que les travaux du poulailler, ou les costumes tyroliens traditionnels… de Pound lui-même (dénommé “Babbe” ou “le Herr”) je n’apprends — pour le moment — strictement rien : ce ne sont pas les banales recommandations faites à sa fille de bien travailler l’italien ou de se tenir propre qui peuvent m’apporter grand-chose ! De ses fréquents séjours à Venise avec Ezra et Olga Rudge, rien ne transparaît — que des bribes de conversation, et un défilé de personnages non-identifiés !
Je poursuivrai, néanmoins. Car la dimension “politique” qui commence à apparaître, elle, ne manque pas d’intérêt : les conflits sourds et permanents entre les paysans Tyroliens et les deux dictatures qui essaient de les “récupérer” : celle de Mussolini, d’abord, puis celle du IIIe Reich. Cet “éclairage-là” peut se révéler intéressant — notamment quand on sait à quel point, tel Céline avec Hitler, Pound s’est fourvoyé avec Mussolini ! Ce qu’il ne fit malgré tout, que verbalement (à la radio), à la différence de Céline, et qu’il a payé bien plus lourdement que lui par un emprisonnement de type “Guantanamo”, à Pise… puis en “Hôpital psychiatrique” pendant quelque dix années ! Qui a dit qu’il n’y avait qu’en ex-URSS que l’hôpital psychiatrique était l’arme privilégiée du pouvoir pour faire taire ses opposants ?

Paimpol

Dans l’après-midi, une petite promenade à Paimpol, que nous aimons beaucoup.
Premier arrêt, traditionnel pour nous, en bas de Tréguier, à la “CoperMarine”, une grande bâtisse bretonne austère qui abrite un bric-à-brac bien sympathique de tout ce qu’il faut pour la plaisance, la pêche à n’importe quoi (y compris la crevette ! C’est là que nous avons autrefois acheté le panier d’osier que Mireille utilise toujours). On y trouve aussi chaussures et vêtements : Je me suis acheté une paire de chaussures très confortable, sans lacets, c’est assez rare… et Mireille une polaire très chic et très chaude.
Paimpol n’est qu’à une vingtaine de kilomètre de Tréguier. À cette époque-ci, pas de difficulté pour trouver à nous garer près du port.
Sur le quai, nous passons devant une enseigne qui mérite bien que je pose…

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Puis un premier arrêt à une terrasse pour contempler le port :

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Ensuite nous explorons les ruelles avoisinantes — mais je tire un peu la jambe… Zut ! Je n’en ai décidément pas fini avec ça… J’entre dans ce qui fut autrefois un bouquiniste où j’avais trouvé une édition Gallimard ancienne de “La Recherche”… c’est maintenant une librairie tirée à quatre épingles, avec de faux vieux livres et de vrais livres neufs en solde… À fuir !

Feuillets d’automne  : “Roland Furieux” – Chant XI ,53-56

Après son combat avec les insulaire de l’île, ce sont les “Irlandais” qui sont entrés en scène, et massacrent toute la population. Roland, impassible, se dirige enfin vers la dame enchaînée au rocher… Qui est-ce ? L’avez-vous deviné ? Lisez donc la page de ce jour !

Quant à HEGEL… eh bien ! Ce sera encore pour demain !