jeudi 12 octobre 2017

SYNOPSIS : § Cailloux et rochers § Gazette de Port-Blanc § Feuillets d’automne  : “Roland Furieux” – Chant XI, 61-64 § HEGEL§ Traduire…

§ Ma maison à Port-Blanc ? !

Elle n’est pas belle du tout ! Elle est même “moche”… Une grâce toute breizhienne… Une construction des années 50-60… Mais sa situation est exceptionnelle…

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J’ai trouvé sa description sur le site de l’agence “ORPI”, et j’ai envoyé un message pour demander à la visiter, car les photographies de l’intérieur que nous avons pu voir ne donnent pas toujours une bonne idée de la réalité. Une chose est sûre : la description désastreuse que nous en avaient faite Sylvaine et Guy, ne correspond pas à ce que nous venons de voir : c’est affreux, mais pas à l’état de ruine !
Cela m’amuse de caresser l’idée de pouvoir travailler face à la mer — comme ici. Même si je n’y crois guère… Ah ! Ce qui manque à Pernon, c’est la mer !

§ Cailloux et rochers

Hier en fin d’après-midi, à marée basse, nous avons fait une petite promenade dans les rochers en bas de “chez nous”. Je suis toujours aussi fasciné par ces amoncellements de grès… Mireille m’a tiré le portrait et ma foi, je me trouve assez représentatif pour le mettre ici :

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§ Gazette de Port-Blanc

Beau temps frais ce matin ; la mer est haute. Deux femmes sont en train de nager, là-devant, de vraies bretonnes ! Nous connaissons d’ailleurs un peu l’une d’elles, Mme J. qui habitait autrefois ici, en bas, avec son mari, décédé maintenant, et qui s’est installée maintenant dans l’un des deux appartements du haut. L’autre nageuse de chaque jour est Margrete, l’épouse allemande de “Pierre l’ingénieur”, ceux dont je m’amusais, en septembre dernier, de voir leur cérémonial de repas de midi en dessous de nos fenêtres, immuable, depuis des années… J’avais même, dans ma page du 11 septembre 2016, rapproché la photographie que je venais d’en faire avec celle de 2013 : drôle !
Je suis pris d’une furieuse envie d’aller me promener au bord de la baie, maintenant : ma patte folle ne m’a pas fait souffrir du tout hier soir…Envie de retourner à Bugueles, tout à l’heure.
Mais comme je me lève assez tard et que je traîne un peu, j’ai de plus en plus de mal à tenir le cap de mes traductions de l’Arioste et de Hegel…
Alors, allons-y.

§ Feuillets d’automne  : “Roland Furieux” – Chant XI, 61-64

Le roi d’Irlande a reconnu Roland, même avant de lui enlever son casque : tous deux figurent, bien entendu dans le Who’s Who de l’époque… Les congratulations répétées achevées, Roland exlique au roi comment la pauvre Olympe “en est arrivée là”… Mais apparemment, ni l’un ni l’autre ne semblent très pressés de trouver une solution aux misères de la pauvre migrante échouée sur cette île… Pour tout savoir (enfin, un peu…) lisez la page d’aujourd’hui !

§ HEGEL

Ouf… fin de l’Introduction ! On va pouvoir entrer dans le vif du sujet !

§ Traduire…

En fouillant le présentoir des journaux à l’hypermarché, tout à l’heure, j’ai trouvé un feuillet dont le titre m’a intrigué, en cet endroit :

“Traduire”

Déplié, le feuillet se révèle être une affiche, reproduisant en très grosses lettres joliment calligraphiées, un extrait d’un livre de Valery Larbaud — orfèvre en la matière
J’ai voulu acheter ce sympathique libelle, apparemment lié à un numéro du journal “Le Un”, d’Éric Fottorino, mais comme la caissière a été incapable de retrouver lequel, elle m’en a fait cadeau !
Ce texte est pour moi une sorte de plaidoyer pro domo, que je trouve extrêmement juste et joliment rédigé ; je le reproduis donc ici “pour mémoire” — même si je sais qu’il peut faire grincer des dents un mien ami bilingue, Olivier C.-F. pour ne pas le nommer, qui prétend “qu’il est impossible de traduire”.

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Présentation réelle…

Et le contenu du texte (à la suite de ce qui est sur l’image) :

… pour lui-même, mettant toute sa gloire à être fidèle aux maîtres qu’il s’est choisis, fidèle jusqu’à l’anéantissement de sa propre personnalité intellectuelle.
L’ignorer, lui refuser toute considération , ne le nommer, la plupart du temps, que pour l’accuser, bien souvent sans preuves, d’avoir trahi celui qu’il a voulu interpréter, le dédaigner même lorsque son ouvrage nous satisfait, c’est mépriser les qualités les plus précieuses et les vertus les plus rares : l’abnégation, la patience, la charité même, et l’honnêteté scrupuleuse, l’intelligence, la finesse, des connaissances étendues, une mémoire riche et prompte, — vertus et qualités dont quelques-unes peuvent manquer chez les meilleurs esprits, mais qui ne se trouvent jamais réunies dans la médiocrité. Il nous faut donc respecter et même honorer publiquement, en la personne de l’habile et consciencieux traducteur, ces traces des perfections que nous adorons dans ce que nous concevons de plus élevé ; il nous faut donc louer, en même temps que son nom et que ses mérites, les puissances du monde intelligible par lui glorieusement, et modestement, manifestées dans le monde sensible…
Valery Larbaud (in “Sous l’invocation de Saint-Jérôme”, Gallimard, 1957, pp. 9-10)

NOTES

orfèvre en la matière : Valery Larbaud a été le superviseur de la traduction de l’“Ulysse” de James Joyce, entre autres choses !