vendredi 10 novembre 2017

Retour au calme…

Au moins provisoirement. Bien dormi et levé tard (9 heures !) Plus aucune douleur dans la jambe la nuit, et je marche à nouveau normalement : Mireille elle-même a été obligée de reconnaître qu’hier, en cours de route, j’avais couru pour aller chercher je ne sais plus quoi !
Mon diagnostic, si étonnant qu’il ait pu paraître, était juste : soucis accumulés, stress à propos de Pernon, angoisse devant la suite….
Traitement :
— Vendre Pernon ; c’est fait.
— Acheter un appartement ; c’est fait.
Donc maintenant, ce ne sont plus que les démarches et les détails matériels, si importants soient-ils : il suffit de les prendre par un bout, et de les régler l’un après l’autre. Parfois épuisant, mais pas stressant, ça !

Pernon-la-brocante

Isa a trouvé quelqu’un que mon outillage intéresse, au moins en partie. Il vient demain. J’ai donc commencé à dresser la liste de ce que j’ai, avec le prix d’achat, et le prix proposé : la moitié ou même moins.
Par ailleurs, ce midi, à l’auberge (encore ! Il faut en profiter, nous ne l’aurons plus !), Arnaud s’est déclaré preneur de la table de ping-pong… encore ça de “casé” !
Et la serveuse, Cécilia, pourrait être intéressée par la petite armoire du couloir : je vais lui en fournir les mesures.
Il y a des choses aussi que je vais mettre sur “le bon coin”, mais je ne le ferai qu’à la fin ; je ne veux pas donner des idées aux malfrats venus pour acheter un tournevis, et qui reviendraient “visiter” la maison en notre absence… J’ai gardé un très mauvais souvenir de notre départ de la villa Brouksy, à Agadir. Nous avions exposé à la vente dans notre logement au rez-de chaussée, tout ce dont nous voulions nous débarrasser. Et nous avions été contents d’avoir ainsi fait le vide, en récoltant quelques dizaines de dirhams.
Mais nous avons été beaucoup moins contents le lendemain matin, en constatant que les quelques milliers de dirhams que nous avions tirés de la banque pour notre voyage de retour, et cachés (?) derrière une “pile” de livres dans l’étagère du couloir, avaient disparu… J’ai eu beau faire déclaration sur déclaration à la police locale, impossible d’en obtenir le récépissé qui m’eût permis de faire jouer mon assurance… Le commissaire à qui je réclamais ce papier indispensable pour la troisième fois me dit d’un ton superbe :
— Mais Monsieur Jacquesson, les marocains ne sont pas des voleurs !
Inutile d’insister… Notre opération-brocante s’est donc soldée par une perte considérable !
Je n’ai jamais oublié cela ! Et je me méfie, désormais. Même s’il est vrai que nous ne sommes pas au Royaume Chérifien.

Les gangsters du Net

Daniel C. m’avertit qu’il a reçu un courriel prétenduement de moi qui lui a semblé bizarre… en effet, une seule ligne, dans un français approximatif :

« J’ai quelques précisions qui sont vraiment utiles disponible pour vous , s’il vous plaît découvrir à cet endroit site Web »

“site Web” est un lien sur lequel évidemment, il vaut mieux ne pas cliquer !
J’ai constaté que dans la liste des destinataires, il y avait encore ma belle-soeur, et nos amis du Pyla. Et une personne que je ne connais ni d’Ève ni d’Adam…

Les gangsters du net ont probablement intercepté la “circulaire” que j’avais envoyée à une douzaine de personnes à propos de la vente de Pernon. Apparemment ils n’ont pas utilisé toutes les adresses… J’espère… Par précaution, j’ai téléphoné de suite à ma belle-soeur et aux amis du Pyla qui semblaient n’avoir encore rien reçu. Quant aux autres… je devrais peut-être leur envoyer un courriel d’avertissement, pour qu’ils se méfient ?
Autrefois, on se faisait détrousser au beau milieu de la forêt par des bandits de grands chemins ; maintenant ce sont les bandits du réseau qui tentent de vous rançonner… Décidément, homo homini lupus est  ?