lundi 13 novembre 2017

Gazette de l’Après-Pernon

Passé une bonne partie de la matinée à trier les livres de la “chambre 3”. J’enregistre dans “TapForms” leur “statut” : en attente, Bordeaux, Donné Isa, Jeté, Manque, en cliquant sur les “cases à cocher” correspondantes et en ajoutant le n° du “carton” dans lequel je les range pour ceux qui iront à Bordeaux. Cela va très vite — sauf quand j’hésite sur le sort à attribuer à l’un ou l’autre… et ce sont parfois des décisions difficiles à prendre !
Quand j’en aurai terminé, c’est-à-dire début janvier, je pense, j’enverrai tout de même la liste de ceux que je laisse “en attente” dans mes rayons, et s’ils ne trouvent pas preneur, ce sera la déchetterie. Hélas !
Peut-être aurai-je d’ici là trouvé quand même un “bouquiniste” à Bordeaux, que cela pourrait intéresser ? Je viens de prendre contact avec l’un d’eux ; il est d’accord pour que je lui envoie la liste et des photographies mais ce sont surtout des livres très anciens qui l’intéressent : même de mon gros Littré de 1875, il ne veut pas !
À l’heure actuelle, j’ai réussi à me séparer de 289 livres… J’ai mis ceux que je conserve dans des cartons. Mes critères sont multiples : leur intérêt intrinsèque, bien sûr, mais aussi parfois leur ancienneté, leur côté “souvenir d’une époque”, comme certaines logorrhées de Philippe Sollers dans “H”, par exemple : un monument du genre !

Jargon juridique

La secrétaire du Notaire chez qui nous allons signer demain m’a communiqué, en fin d’après-midi, le document constituant le “compromis de vente”, pour examen… 29 pages de jargon juridique, avec force “petit a” et “petit b”, de “clauses suspensives” etc. L’horreur.
J’ai passé au moins deux heures à lire cela en détails pour parvenir à y déterrer les deux ou trois informations importantes pour nous : la date prévue pour l’acte définitif (31 janvier 2018), l’obligation qui nous est faite de re-demander une expertise à propos de l’assainissement (4 pages rien que là-dessus !), le montant de la “garantie” à verser par l’acquéreur et à quelle date (car ce sera la même chose pour nous…) et deux ou trois autres bizarreries que j’espère élucider demain.
Heureusement que nous avons affaire à des acquéreurs tout à fait charmants et avec qui nous pourrons éventuellement nous entendre pour contourner certaines dispositions idiotes !
Il est vrai que nous avons un peu cherché la difficulté en menant “en même temps” (comme dirait notre beau Président) les deux opérations de vente et d’achat ! Nous risquons d’avoir quelques problèmes de date : si le montant de la vente de Pernon ne nous est pas remis immédiatement lors de la signature définitive… nous serons bien incapables de faire face à l’achat définitif de l’appartement deux jours plus tard ! Il va falloir négocier, ruser… pour ne pas avoir à repousser trop cette date, ne pas être obligés de nous loger trop longtemps entre les deux !

l’Arioste

Avec tout ça, j’avais commencé ma traduction de l’Arioste — mais après mes 29 pages de galimatias juridique, je n’ai plus eu “la tête à ça.” À demain, donc !