mercredi 15 novembre 2017

NB: pour des raisons que je n’ai pas réussi encore à élucider, les pages des 8 et 14 novembre n’apparaissent pas comme « publiées » dans le calendrier, alors qu’elles le sont bel et bien!

En attendant que je trouve la solution, vous pouvez les lire en vous rendant sur le site « fait-main »…

Savoir lire entre les lignes

Ce matin, appel téléphonique de la collaboratrice de Me Dandieu, qui répond précisément à toutes les questions que nous nous posions hier soir après la lecture du pensum envoyé par l’Agence pour la signature demain du “compromis” concernant le “19AH”….
Nous avions encore mal dormi à cause de cela, car nous nous perdions dans les calculs de taxes, frais, dépôt de garantie, séquestre et tutti quanti.
Nous avions même été offusqués sur le moment par le document recensant le “mobilier” qui nous était “vendu” par le propriétaire actuel… alors que nous n’avions pu qu’entrevoir ces choses-là, lors de notre visite-éclair !

En fait, nous apprenons à lire entre les lignes, et nous commençons à comprendre comment fonctionne le droit : ensevelir sous des masses de ritournelles inutiles le petit détail essentiel, qui permet, mine de rien de contourner quelque peu la loi — mais “en tout légalité” !
Par exemple, cette affaire de “mobilier” qui nous faisait “monter au plafond”, n’est rien d’autre qu’une astuce, tout à fait légale, pour diminuer le montant des droits que le monstre étatique va nous extorquer… Ces “droits”, en effet, portent sur le prix de vente officiel du “bien”. Si par exemple le prix de vente du bien en question est de 320 000 €, les impôts et frais notariaux à payer sont calculés sur ce montant. L’astuce consiste donc à abaisser ce prix “officiel”, par exemple à 300 000 € — ce qui fait automatiquement baisser le montant des impôts et frais… mais à mentionner une somme de 20 000 € au titre du “mobilier” vendu en sus… Ainsi le vendeur empoche bien les 320 000 qu’il attend, mais les frais et impôts dont nous devrons nous acquitter seront moindres que si le prix “officiel” était de 320 000 ! Passez muscade !

Ainsi, alors que nous nous apprêtions à faire des objections à propos de ce “mobilier”, ce qui eût pu faire capoter la vente (puisque le vendeur y aurait perdu…), nous allons dire Amen à tout, demain, et tout devrait donc se dérouler sans accroc. Ouf !

Demain, donc, deuxième étape de la course d’obstacles, mais cette fois, côté ACHAT.

Burdigalensis

Gaffiot donne deux références chez Ausone pour ce mot :

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Le texte latin n’est accessible que sur le site remacle.org, et mes recherches n’y ont rien donné… bizarre.

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J’ai reçu le “Dictionnaire des rues de Bordeaux” que j’avais commandé sur Amazon :

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Encore un GROS livre de plus à déménager… Mais il est très intéressant. C’est le meilleur des guides touristiques, pour moi !
Je viens d’y découvrir que la place “Ravezies” devrait s’écrire “Ravesies” par exemple. Je me demande pourquoi la municipalité n’a pas respecté l’orthographe de ce nom… Il existe quelques personnages du nom de Ravesies, mais celui que Wikipedia décrit (1776-1857), est celui qu’on appella “l’Américain”, parce que, descendant des Bourbons, il lui était interdit de rentrer en France après la Révolution de 89, et qui “fit fortune” là-bas, à la tête d’une considérable société de “Vins et Coton”.
Le Ravesies de la place est un simple négociant bordelais, né en 1795, qui possédait de très grands terrains plus ou moins marécageux au “Bouscat” (village limitrophe de Bordeaux), et il en céda près de 15 000 m2 au maire de Bordeaux de l’époque.
Comme à Nantes le commerce du “Bois d’Ébène” (les esclaves africains), celui du vin fit (et fait encore) la richesse de Bordeaux. Il y a bien des ressemblances entre les immeubles des quais de Nantes et ceux de Bordeaux : mêmes causes, mêmes effets ! Les “mascarons” qui ornent de si nombreuses façades sont là pour en témoigner.

Feuillets d’automne  : “Roland Furieux” – Chant XII, 61-64

Profitant de l’accalmie sur le front immobilier, j’ai repris le harnais :

Ferragus a trouvé le heaume de Roland près de la fontaine, oublié là par Angélique. Il s’en coiffe et cherche la belle invisible — qu’il ne trouve pas. Dépité, il décide de rejoindre le “camp des espagnols” d’où il était parti au début de ce poème-fleuve …
Et maintenant, changement de décor : Angélique a des remords

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